MEDECINE ET ROBOTIQUE

MEDECINE ET ROBOTIQUE

LES PREMIERS SUCCES DE LA ROBOT TELEMEDECINE- PARTIE 1

L'utilisation de robots de service en télémédecine est à l'étude depuis environ une dizaine d'années. Les résultats publiés montrent une amélioration non seulement de la qualité des soins mais aussi des relations entre professionnels de santé. Aux Etats-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) a attribué en 2012 la première autorisation de vente pour un robot de  télémédecine.

 

INTRODUCTION: DEFINITION DE QUELQUES TERMES

La téléprésence pourrait être définie comme la mise en relation d'intervenants éloignés par un système de communication audio-vidéo instantané.

La télémédecine est la téléprésence appliquée aux activités médicales.

La téléprésence mobile robotique est une forme de téléprésence, qui, comme son nom l'indique, fait intervenir un robot téléguidé. 

 

A QUOI RESSEMBLE UN ROBOT DE TELE-MEDECINE? 

Réponse en image. Ci-dessous, le robot RP-VITA de la société INTOUCH HEALTH, premier robot de télémédecine autorisé à la vente aux Etats-Unis en 2012.

 

COMMENT LA ROBOT-TELEMEDECINE EST-ELLE ACCUEILLIE PAR LES PROFESSIONNELS DE SANTE ET LES PATIENTS? 

Pour apprécier l'attitude des professionnels de santé et des patients face aux robots, nous disposons d'une très intéressante étude réalisée par l'équipe d'E. Broadbent, de l'université d'Auckland, en Nouvelle-Zelande. 

Ce travail portait sur la perception et  l'acceptation de la robotique de santé au sein d'une population adulte de plus de 40 ans. 57 personnes ont été incluses dans une étude en 2 temps: premièrement, réponse à un questionnaire général sur la perception de la robotique, second temps, participation à une expérimentation de robotique médicale.

En réponse au questionnaire, 63% des personnes interrogées disent n'avoir aucune crainte envers les robots de santé, 37% en ont. Les réserves exprimées sont les suivantes: craintes sur la fiabilité et la sécurité du matériel, crainte d'éventuelles erreurs et de la perte de l'interaction humaine. En commentant ces résultats, les auteurs remarquent que, malgré une expérience très limitée, les participants ont une représentation mentale de la robotique très précise, issue de la science-fiction. 

Une expérience suivait le questionnaire. Il s'agissait de faire mesurer la pression artérielle (PA) par un étudiant en médecine puis par un robot. Bien qu'il n'existât pas de différence entre les chiffres de PA recueillis par le robot et par l'étudiant en médecine, les patients se sentaient plus en sécurité avec l'étudiant et étaient convaincus que ses mesures étaient plus fiables. Les résultats montrent cependant que les sentiments envers le robot évoluent favorablement au cours de l'interaction avec lui. En effet, les auteurs ont constaté que, à mesure que l'on utilise le robot et que l'on interragit avec lui, les affects négatifs ont tendance à diminuer et  les affects positifs à augmenter.

Ce travail suggère donc que l'accueil de la téléprésence robotique est très subjectif. Plusieurs facteurs pouvant influencer l'acceptation de la robotique de service ont été identifiés: l'âge, le sexe, la culture ou encore l'aspect du robot. Mais l'image portée par l'opinion publique est certainement le plus important. Les robots n'étant pas encore réellement entrés dans la vie quotidienne, notre représentation d'une société robotisée se construit à partir de la littérature et des médias de divertissement. Cette représentation viendrait ensuite déterminer nos réactions. 

 

SUITE DE CET ARTICLE :

LES PREMIERS SUCCES DE LA ROBOT TELEMEDECINE- PARTIE 2

 

 Source: Broadbent E, Kuo IH, Lee YI, Rabidran J, Kerse N, Stafford R, MacDonald BA. Attitudes and reactions to a healthcare robot. Telemedicine and e-health 2010: DOI: 10.1089/tmj.2009.0171



02/05/2017
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